L’année 2015 aura été marquée par de nombreuses péripéties, mais un événement aura été quelque peu passé sous silence c’est l’épisode « El Nino ». Je ne vous fais pas l’affront de vous expliquer dans le détail un tel phénomène, c’est bien trop compliqué pour moi et je ne me dresse pas en autorité scientifique. Globalement les courants pacifiques changent et influent sur la planète et ce en y faisant augmenter la température globale. Les années avec un épisode El Nino sont donc plus chaudes que la moyenne.

abeilles

Vous voyez venir le truc… Eh oui, El Nino, plus activités anthropiques donnent un résultat qui dégèle notre mois de décembre, en faisant de lui selon Météo France, le deuxième noël le plus chaud de l’histoire de France depuis 1880, date du début des études météorologiques.

Dans les campagnes du nord-est, on pourrait croire que les effets sont moins forts qu’ailleurs, car les arbres sont sans leur parure. Pourtant en ville certaines plantes fleurissent déjà ! Un journaliste du monde rapporte même qu’en Alsace, un jardinier a récolté 1 kilo d’asperges fraîches, 4 mois avant la saison ! Dans le sud de la France des maraichers voient leur récolte avancée de plusieurs semaines et calculent leurs pertes en dizaines de milliers d’euros, car la consommation n’a pas commencé dans les mentalités. 

Pour l’heure ces faits un peu anormaux ne sont pas graves, mais si la douceur continue le risque de perte va s’agrandir à cause du gèle tardif et du dérèglement de l’horloge des plantes.

Vous imaginez bien que ce qui touche les plantes, touche les pollinisateurs… Eh bien, vous avez malheureusement raison, en effet les abeilles domestiques hivernent en dessous de 12 degrés et dans de vastes zones, les températures étant de 5 à 6 degrés supérieures aux normales de saison, les abeilles sortent, mais ne trouvent pas de quoi butiner. Les apiculteurs sont donc obligés de les nourrir en quantité, ce qui fragilise la filière encore une fois.

Alors oui, c’est caliente, mais avec le ventre vide…