Comprendre les causes de la menace et les véritables failles de l’adversaire, pour ne pas faire de victimes collatérales et défaire le lien collectif. Non, non, non, nous ne parlons pas de (géo)politique humaine mais de chercheurs au CNRS qui luttent contre le frelon asiatique et ont peut-être découvert le moyen de le combattre sans troubler nos écosystèmes.

Photographie de Jacques Blot, un frelon asiatique (à droite) dévorant une abeille.

Dans une vidéo du CNRS diffusée en partenariat avec Le Monde, des biologistes reviennent sur le combat qu’ils mènent contre le frelon asiatique. Une bataille dans laquelle il faut comprendre l’ennemi pour le battre sans faire de victimes collatérales. Le frelon asiatique, c’est cet insecte arrivé d’Extrême-Orient, il y a quelques années, sur les côtes de Gironde : de couleur noir et plus petit que son compère européen qui lui est rouge,  il est également plus dangereux, y compris pour l’être humain. Comme l’explique le professeur Eric Darrouzet (CNRS/Irbi – Institut de Recherche sur la Biologie de l’Insecte), c’est un prédateur généraliste qui s’attaque à tous les autres insectes, mettant à mal les abeilles et autres pollinisateurs, ainsi que les activités humaines apicoles et donc agricoles qui en dépendent. Il est néanmoins difficile faire refluer ce ravageur, maintenant omni-présent dans l’hexagone, sans risquer de porter atteinte à d’autres espèces. Le piège en cours de développement à l’Irbi vise donc à n’attirer que le frelon asiatique dans ses filets, laissant nos écosystèmes historiques reprendre leurs droits. Les chercheurs misent en effet sur l’utilisation des phéromones du nuisible pour ne piéger que lui. Pour plus d’explications, nous vous renvoyons à leur vidéo qui présente un processus a priori sans dégâts pour l’environnement. 

 

Éric Darrouzet tient un nid (vide !), qui peut contenir plusieurs milliers de frelons asiatiques.

 

Photographie du docteur Eric Darrouzet, chercheur à l’Irbi. (issu de La Nouvelle République)