En matière environnementale, la France au rattrapage et sans mention

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La France a reçu lundi 11 juillet 2016 l’évaluation de l’Organisation de coopération de développement économique (OCDE) sur ses engagements et sa politique environnementale. Cette institution a soulevé de nombreux points faibles montrant que la France a encore de grands progrès à faire en matière de protection de l’environnement (Le Monde).

OCDE

Selon l’OCDE, la France a des objectifs ambitieux mais de nombreux progrès restent à faire. En effet, sur le papier le France parait avoir des engagements honorables envers l’environnement. Mais pourtant, sur le terrain, un grand nombre de dérogations, de contournements sont possibles et ne permettent pas la mise en place d’une politique environnementale efficace.  Cela est visible pour les domaines de la pollution de l’air, de l’eau et du dialogue social.

En effet, il y a en France une baisse des émissions de la plupart des pollutions atmosphériques depuis 2000. Mais les émissions d’oxydes d’azote ont dépassé les plafonds fixés par la législation européenne. On voit bien ici que ce qui peut paraitre bien d’un point de vue global n’est pas satisfaisant lorsque l’on y regarde d’un peu plus près. Surtout que de plus en plus de véhicules diesel sont vendus et circulent en France, augmentant fortement la présence d’oxyde d’azote dans l’air et que des dérogations ont vu le jour pour les transporteurs routiers. Cela se vérifie avec la présence de polluant dans l’eau. Alors que l’on retrouve moins d’azote et de phosphore dans l’eau, on observe une augmentation de 29% dans l’usage de pesticides entre 2008 et 2014, du fait de multiples dérogations pour le monde agricole et contrairement aux objectifs fixés dans le plan « Ecophyto » . L’OCDE préconise de « supprimer les soutiens potentiellement dommageables à l’environnement » pour avoir des actions de terrains plus cohérentes et efficaces.

L’OCDE a également critiqué le manque de « dialogue social environnemental ». Suite aux conflits sur les projets de Notre Dame des Landes et le barrage de Sivens par exemple, cette organisation pointe du doigt le manque de prise en considération des avis des habitants et des citoyens dans des projets de grande ampleur et ayant un impact important sur l’environnement et le paysage. Elle critique également sur l’importante dégradation des zones humides en France et conseille de renforcer l’application du principe « éviter, réduire, compenser ».

La France devra donc passer au rattrapage en matière de politique environnementale. Son appréciation générale est « a du potentiel mais ne sait pas l’utiliser ». En espérant que cela lui serve de leçon lorsqu’elle se représentera à l’examen de l’OCDE dans 10 ans et qu’à ce moment-là Homme, Nature et abeilles se porteront mieux.

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