L’ozone vous connaissez, non ? Pas le groupe de musique, même si une étude pourrait être envisagée pour connaître leur impact sur les pollinisateurs. Ici on parle du gaz qui compose la fameuse « couche d’ozone ». Ce gaz est un agent oxydant et il pourrait déteriorer les molécules dont se servent les plantes pour attirer les insectes. L’ozone en plus d’être vilain pour le climat pourrait casser la plus belle et ancienne relation d’amour de l’histoire du vivant…  

Au pire, pour vos 50 ans de vie commune vous offrirez des fleurs en plastique…

abeilles

 

Le doux parfum des fleurs est peut-être sympathique pour nos narines de béotien, mais plus important encore, il a une véritable utilité dans la nature. Comme sa couleur ou sa forme, le parfum est un instrument biologique de plusieurs millions d’années,  développé par chaque plante pour prendre sa part du marché d’insecte. Mais l’Homme pourrait encore avoir frappé… et cette fois-ci c’est l’ozone qui est responsable. En effet, une équipe hispano-finlandaise semble avoir démontré que l’ozone pourrait détériorer le message olfactif qu’émettent les fleurs et par conséquent, nuire aux butineuses qui trouveraient plus difficilement leurs ressources alimentaires, mettant en cause le processus de pollinisation. Les résultats présentés dans l’article sont concrets. La plante voit ses émanations diminuer en concentration dans l’air et les bourdons (sujets de l’étude) trouvent de manière plus simple les fleurs lorsque la phase de test est dénuée de gaz d’ozone. Pour autant, il faudra de nombreuses études encore pour confirmer ou infirmer ce qui a été avancé par les scientifiques de cette étude.