Il est rare de voir les médias apporter de bonnes nouvelles lorsqu’ils évoquent le cas de l’abeille. Le site Contrepoints fait ainsi figure d’exception en livrant un article plus que rassurant

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Un monde sans abeilles ? Le Time peut encore attendre…

 

En 2013, le magazine Time faisait sa une avec un titre des plus inquiétants : « Un monde sans abeilles ». Prévoyant l’extinction certaine de l’espèce si l’homme ne stoppait pas l’usage de pesticides, l’article en question allait même jusqu’à assurer que l’humanité allait mourir de fin à l’avenir, tant elle dépendait du travail effectué par l’ensemble des pollinisateurs. L’optimisme était de mise ! La situation réelle de l’abeille serait cependant toute autre aujourd’hui si l’on en croit plusieurs études. L’une d’entre-elles, focalisée sur le cas des Etats-Unis, démontre notamment que le nombres de ruches tend à croître au pays de l’oncle Sam, où l’utilisation de nicotinoïdes dans l’agriculture se veut pourtant monnaie courante. Outre cette observation, un second élément vient conforter l’idée que l’abeille est loin de disparaître. Les données sur lesquelles s’appuieraient les plus fervants anti-pesticides pour souligner leur déclin ne concerneraient en réalité qu’une partie des pollinisateurs : les hymenoptères sauvages – excluant ainsi les abeilles domestiques. Là encore, nul besoin de tirer la sonnette d’alarme d’après les observations de scientifiques qui affirment que « la grande majorité des espèces d’hymenoptères sauvages qu’ils avaient éxaminées prospéraient ». Lorsqu’ils sont au contact de cultures et donc d’éventuels nicotinoïdes, seule une infime partie d’entre-eux (0,3%) en succomberait. Certes, à l’image de plusieurs races de bourdons, certaines espèces connaîtraient malheureusement un déclin avéré, mais cela ne concernerait au final qu’une poignée de pollinisateurs parmi les centaines de genres d’hyménoptères évoluant dans la nature.