Dans un bref article, le site des Echos met en lumière l’origine de l’intelligence de l’abeille, un cas quasi unique parmi l’ensemble des espèces peuplant notre planète.

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A l’instar d’Albert Einstein, l’abeille peut se vanter d’avoir un cerveau hors norme. Classe.

Les abeilles fascinent. A l’image des dauphins, des fourmis ou encore de certains primates, elles peuvent se targuer d’un niveau d’intelligence relativement élevé. Cette faculté leur permet notamment de résoudre les problèmes les plus complexes. Des spécialistes en « cognition animale » – une vaste discipline s’intéressant aux activités mentales dans le cadre du comportement animal – ont même remarqué que l’abeille était douée de « discrimination non linéaire », une prouesse dont elle est quasiment la seule espèce à en être capable. Ce terme quelque peu barbare signifie que lorsqu’une abeille reconnaît des odeurs A et B comme étant agréables et synonymes de récompense – à l’image du sucre, elle est également en mesure de savoir qu’une fois mélangées, ces deux odeurs ne seront pas forcémment si plaisantes à « renifler ». Par exemple, si vous appréciez grandement le chocolat et le fromage, vous savez pertinemment que l’association des deux produits n’a que peu de chances d’émoustiller vos papilles. Ce réflexe peut apparaître évident pour un être humain, mais il faut savoir qu’il est extrêmement rare chez les animaux. En collaboration avec une équipe de chercheurs allemands, un groupe de scientifiques français a récemment découvert que cette exceptionnelle particularité était due à la grosseur et à la connectivité d’une région précise du cerveau des insectes appelée le « corps pédonculé ». Cette étonnante trouvaille s’avère aujourd’hui utile à la recherche en intelligence artificielle et en robotique, preuve en est que nous avons encore bon nombre d’enseignements à tirer de la nature.