Dans un de ses articles, le quotidien belge Le Soir raconte comment des malades atteints de problèmes psychiatriques retrouvent goût à la vie au contact des abeilles.

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En pleine séance, les patients suivent avec attention les propos de Bruno Harmant.

Depuis juillet, il n’est pas rare de rencontrer des patients de l’hôpital bruxellois Molière Longchamp arborer une vareuse en lieu et place de leurs chemises habituelles. Victimes de dépression, d’alcoolisme ou de psychose, ces derniers participent à une expérience pilote censée les amener à se confronter à leur peur et ce dans le but de leur faire regagner confiance. Encadrés par Bruno Harmant, apiculteur chez Made in Abeilles – une coopérative luttant pour la sauvegarde de l’espèce – les malades ont ainsi l’opportunité de s’évader de leur quotidien quelque peu morose. Au départ récalcitrants à l’idée de s’approcher d’une ruche et des milliers de butineuses qui la composent, ils ne mettent bien souvent que quelques minutes à aller au-delà de leur angoisse, profitant dès lors du spectacle qui s’établit sous leurs yeux. Pouvant paraître anodins, ces rencontres demeurent pourtant bénéfiques pour les patients, dont l’estime personnelle croît à travers ces moments d’apprentissage. Soumis généralement à de lourds traitements, le fait de pouvoir rester concentrés et suivre les explications de l’apiculteur pendant près d’une heure tend à les rassurer, une étape importante dans leur processus de convalescence.