Un rapport de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) encourage un usage plus strict des nicotinoïdes, pesticides participant sérieusement à l’extinction de l’abeille. Rédigée à la demande de plusieurs ministères, cette étude s’est avérée particulièrement utile la semaine dernière dans le cadre de l’examen du projet de loi sur la biodiversité.

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Les pesticides dangereux pour l’abeille ? Jusqu’ici rien de nouveau. Ce qui pourrait changer en revanche à l’avenir, ce sont leurs conditions d’utilisation, notamment pour ceux comportant des nicotinoïdes, substances particulièrement néfastes pour l’espèce. Exigé par les ministères de la Santé, de l’Agriculture et de l’Ecologie, un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) confirme la nécessité de « renforcer les conditions d’utilisation de ces produits ». D’après cette étude, il demeurerait encore de trop grosses incertitudes concernant les semences traitées pour les céréales d’hiver et les effets des traitements en pulvérisation après la floraison sur les vergers et les vignes. Dans certains cas par exemple, les résidus présents parfois dans le sol après des pulvérisations d’insecticides à base de néonicotinoïdes pourraient « exposer les abeilles lors des floraisons suivantes ». Bien qu’inquiétant, ce rapport a joué un rôle primordial au Sénat la semaine dernière lors de l’examen en première lecture du projet de loi sur la biodiversité. Déjà modifié, le texte en question a fait l’objet d’un vote solennel hier après-midi et est censé repartir à l’Assemblée en deuxième lecture – son adoption définitive étant prévue avant l’été.